Côte d’Ivoire : La répartition de la richesse nationale par secteur d’activité

cacaoAvec une richesse nationale estimée de 18 848 milliards FCFA (31.06 milliards $) en 2013, la Côte d’Ivoire est la 3e puissance économique d’Afrique de l’Ouest et la 1ere de l’espace francophone subsaharien. Sur la base des données conjointes du Programme des nations unies pour le développement (PNUD) et de la Banque Africaine de développement (BAD), nous avons souhaité établir la contribution de chaque secteur dans la création de la richesse ivoirienne.

Agriculture : Entre niveau de production élevé et faible mise en valeur

En Côte d’Ivoire, depuis l’indépendance en aout 1960, le secteur agricole constitue le principal pilier de l’économie du pays. Aujourd’hui encore la contribution de ce secteur dans la richesse nationale ne cesse de progresser. Ainsi, entre 2008 et 2013 la part du secteur agricole (pêche et foresterie comprises) dans le PIB est passée de 26,7% à 29.2%.

Cliquer pour agrandir – PIB par secteur de la Côte d'Ivoire en 2013 © mays-mouissi.com

Cliquer pour agrandir – PIB par secteur de la Côte d’Ivoire en 2013 © mays-mouissi.com

La Côte d’Ivoire a su développer son agriculture d’exportation. Avec une production d’environ 2 millions de tonnes de cacao en 2014, la Côte d’Ivoire est leader mondial de la filière avec 35% de parts de marché. Par ailleurs, en quelques années le pays est devenu numéro 2 mondial de la production d’anacarde (noix de cajou) juste derrière l’Inde. La Côte d’Ivoire détient en effet 15% de parts de marché et sa production d’anacardes en 2015 avoisinait 500 000 tonnes. Par ailleurs, sur d’autres cultures comme le café, l’hévéa, le palmier à huile ou la banane la Côte d’Ivoire se classe parmi les leaders africains.

En dépit d’un niveau de production agricole satisfaisant et d’une diversification progressive des cultures, la Côte d’Ivoire peine à s’engager dans la transformation locale de ses produits agricoles. Ainsi l’essentiel de sa production caféière et cacaoyère est encore torréfiée en occident. Il en est de même de sa production d’anacardes dont l’Inde et le Vietnam assurent la transformation.  En étant absent de la chaine de mise en valeur de ses produits agricoles, la Côte d’Ivoire se prive ainsi de devises indispensables à son développement et de l’emploi qualifié susceptible d’absorber les milliers de diplômés qui rentrent chaque année dans le marché du travail.

Manufactures, services et commerces : Des secteurs à valoriser

Derrière le secteur agricole, le commerce, la manufacture et les services (administratifs et financiers) assurent une contribution plus ou moins équivalente au PIB ivoirien comprise entre 11 et 15%. Cependant sur la période 2008 – 2013, la part des services a reculé de 8% tandis que les parts de manufacture et du commerce ont à peine progressé de 1 à 2%. Cette stagnation devrait conduire les autorités ivoiriennes à mettre en place des politiques susceptibles de permettre à ces secteurs de devenir des accélérateurs de croissance.

Cliquer pour agrandir – Variation du PIB par secteur entre 2008 et 2013 en Côte d'Ivoire

Cliquer pour agrandir – Variation du PIB par secteur entre 2008 et 2013 en Côte d’Ivoire

Avec une richesse nationale estimée de 18 848 milliards FCFA (31.06 milliards $) en 2013, la Côte d’Ivoire est la 3e puissance économique d’Afrique de l’Ouest et la 1ere de l’espace francophone subsaharien.

A l’image de plusieurs pays africains dont la croissance moyenne sur 5 ans dépasse les 5%, le secteur du bâtiment ivoirien a été boosté et sa contribution à la richesse nationale a progressé de 33% en 5 ans. Ainsi en 2013, le BTP contribuait à hauteur de 7.5% au PIB ivoirien.

Mays MOUISSI

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Mays Mouissi

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