Projet d’agrandissement de la voie d’Okala : le point sur les enjeux fonciers

À la veille d’une nouvelle rencontre avec les riverains, le projet d’agrandissement de la voie d’Okala entre dans une nouvelle phase de préparation. Ce vendredi 11 septembre 2026, le Ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, Mays MOUISSI, a réuni les responsables de l’Agence Nationale de l’Urbanisme, des Travaux Topographiques et du Cadastre (ANUTTC) afin d’examiner les différentes options et les enjeux fonciers liés à la réalisation de cette infrastructure routière. Une rencontre est par ailleurs prévue directement avec les riverains le samedi 12 septembre 2026 afin de poursuivre les échanges autour du projet.
Agrandissement de la voie d’Okala : l’ANUTTC mobilisée sur les enjeux fonciers
La réalisation du projet d’agrandissement de la voie d’Okala doit tenir compte d’une donnée essentielle : son impact potentiel sur les propriétés et les habitations situées le long de l’axe concerné. C’est dans cette perspective que le Ministre Mays MOUISSI a tenu, ce vendredi 11 septembre, une séance de travail avec les responsables de l’ANUTTC.
Au cours de cette rencontre technique, plusieurs options ont été présentées au Ministre du Logement afin de déterminer les solutions les mieux adaptées aux réalités foncières de la zone. Il s’agit notamment de disposer d’une connaissance précise des parcelles susceptibles d’être concernées avant d’arrêter les modalités de réalisation du projet.
Cette implication de l’ANUTTC répond directement aux missions de l’agence, chargée notamment de l’aménagement du territoire, des opérations cadastrales et de la sécurisation foncière, comme le rappelle la présentation de ses principales missions institutionnelles.
Par ailleurs, le Ministre a insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre le Ministère des Travaux Publics et l’ANUTTC. L’objectif est clair : rechercher des solutions techniques permettant de réduire au maximum l’impact du chantier sur les riverains, sans remettre en cause la mise en œuvre d’une infrastructure destinée à améliorer la circulation dans cette partie du Grand Libreville.
Cette approche s’inscrit également dans une logique d’accompagnement des personnes affectées par les grands projets d’aménagement. En août 2026, le Ministère du Logement avait notamment supervisé l’indemnisation de 79 familles à Akémi-Ndjogoni et à la Baie des Cochons, pour un montant global de 560 millions de FCFA.
Okala : une concertation engagée depuis le 2 septembre
La séance de travail du 11 septembre intervient dans le prolongement des discussions déjà engagées avec les habitants. Le 2 septembre 2026, une première réunion de concertation avait réuni le collectif des riverains d’Okala autour du projet d’élargissement de la voie reliant le secteur du dispensaire d’Okala à Kanal 7, une rencontre dont les principaux échanges avaient déjà été présentés.
Cette rencontre avait été coprésidée par Mays MOUISSI, Ministre du Logement, et Edgard MOUKOUMBI, Ministre des Travaux publics et de la Construction. Elle avait notamment permis aux habitants d’exprimer leurs préoccupations sur le tracé de la future route, son emprise et les conséquences possibles sur les habitations.
À cette occasion, les autorités avaient précisé que les dimensions définitives de la voie n’étaient pas encore arrêtées. Comme cela avait été souligné lors de la réunion de concertation avec les habitants d’Okala, le principe retenu consistait déjà à étudier le tracé de manière à limiter autant que possible les démolitions et préserver le maximum de biens.
La concertation va désormais se poursuivre directement avec les populations. Une réunion de sensibilisation est prévue le samedi 12 septembre 2026 afin de présenter l’évolution du dossier, recueillir les préoccupations des riverains et expliquer les différentes options actuellement étudiées.
Ainsi, avant le démarrage effectif des travaux, le Gouvernement privilégie une méthode associant études techniques, analyse foncière et dialogue avec les populations, afin de rechercher le meilleur équilibre entre modernisation des infrastructures routières et préservation des droits des riverains.







