Découvrez l’intégralité du discours sur l’état de la Nation, du Président de la république, Chef de l’État, Chef du Gouvernement

Ce lundi 15 juin 2026, le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, a prononcé son discours sur l’état de la Nation devant l’Assemblée nationale et le Sénat réunis en Congrès, dans l’hémicycle du Palais Léon Mba, siège de l’Assemblée nationale.
Prévu par l’article 59 alinéa 4 de la Constitution, ce rendez-vous institutionnel permet au Chef de l’État de s’adresser à la représentation nationale afin de présenter son appréciation de la situation du pays, les priorités de l’action publique et les grandes orientations gouvernementales. Cette adresse solennelle constitue un moment fort de la Ve République, à la fois juridique, politique et républicain, destiné à éclairer les citoyens sur l’état du Gabon, les réformes engagées, les défis persistants et les perspectives de développement national pour les prochaines années, au service de l’intérêt général national.
Téléchargez l’intégralité du discours sur l’état de la nation du Président de la République.
REPUBLIQUE GABONAISE
Union -Travail - Justice
DISCOURS DE
S.E.M. BRICE CLOTAIRE OLIGUI NGUEMA
PRÉSIDENT DE LA REPUBLIQUE,
CHEF DE L’ETAT,
CHEF DU GOUVERNEMENT
DISCOURS SUR L’ETAT DE LA NATION
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Libreville, 15 JUIN 2026
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• Monsieur le Président de l’Assemblée
Nationale ; Président du Congrès ;
• Madame le Président du Sénat ;
• Mesdames et Messieurs les Vénérables
sénateurs ;
• Mesdames et Messieurs les honorables
députés, représentants le peuple
gabonais ;
• Mesdames et Messieurs les Chefs des
Missions Diplomatiques, Consulaires et
des Organisations Internationales ;
• Mesdames et Messieurs les Autorités
Religieuses et Traditionnelles ;
• Distingués Invités ;
• Mesdames et Messieurs ;
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Conformément aux dispositions de l’article
59, alinéa 4 de notre Constitution, je me tiens
devant vous, ce jour, pour me plier à
l’obligation républicaine du discours sur l’état
de la Nation. Ce moment est d’autant plus
particulier qu’il marque non seulement le
premier exercice du genre sous la 5ème
République mais aussi parce qu’il se tient au
terme de ma première année de mandat à
la tête de notre pays.
En tout état de cause, cet instant doit nous
conforter dans le sentiment de modernité de
notre Constitution, le cadre de notre vivre
ensemble que le peuple Gabonais s’est
librement doté par référendum.
Par ce vote populaire, le peuple souverain a
tenu à ce que le Président de la République
vienne, chaque année et à la même
période, devant la représentation nationale
dire dans quel état se trouve la Nation
gabonaise et vers où allons-nous pour le bien
de tous.
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Cette obligation de reddition des comptes
au sommet de l’Etat est juste et opportune et
je m’y soumets sans réserve, avec humilité et
responsabilité.
Je me sens particulièrement honoré de me
retrouver dans cet hémicycle, au milieu de
personnalités consacrées par l’onction du
suffrage universel. Car depuis plus de trente
ans, les parlementaires portent les attentes, et
parfois les préoccupations de la Nation.
Soyez-en remercié !
Mesdames et Messieurs les membres du
Congrès,
Chers compatriotes,
Le devoir de vérité m’impose de vous
rappeler dans quel état se trouvait notre pays
avant que vous ne me confiiez la
responsabilité de conduire notre Nation. Je
souhaite également vous présenter les
engagements que j’ai pris face aux
gabonaises et gabonais.
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Depuis le 30 août 2023, date du Coup de la
Libération, le Gabon, traverse une période de
refondation.
J’emploi ce mot, car il traduit l’ampleur des
changements engagés et la responsabilité
collective qui nous incombe pour bâtir un
avenir meilleur pour notre beau pays.
Refonder ne signifie pas effacer notre histoire
dans tout ce qu’elle a d’admirable et de
douloureux.
Refonder, c’est regarder sans complaisance
l’édifice dont nous avons hérité, reconnaître
honnêtement ce qui tient toujours debout et
ce qui, faute d’entretien ou par la volonté
délibérée de quelques-uns, s’est effondré.
Refonder, c’est avoir le courage d’envisager
de nouvelles manières et de meilleures possibilités de construire le pays ;
d’offrir à la Nation une grande fierté, pour mieux
l’habiter.
Refonder, c’est bâtir l’Édifice Nouveau auquel tous nous rêvons.
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Avant cette date historique notre pays était
assujetti à :
- Des institutions complices et sans réel
contre-pouvoir ;
- Une dette abyssale, une économie
totalement désorganisée et une
confiance avec les bailleurs rompue ;
- Une mauvaise gestion de notre système
d’accès à l’eau et à l’énergie, aggravée
par l’inexistence d’une politique
énergétique cohérente et claire pour la
vie sociale et l’industrialisation de notre
pays ;
- Un niveau de chômage important,
aggravé par une mesure inique de
suspension de recrutements dans la
Fonction Publique ;
- Un service public inefficace face aux
besoins légitimes des usagers et un coût
élevé des baux administratifs qui
compromettait les capacités
d’investissement de notre pays ;
- La suspension des bourses scolaires ;
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- Une justice marquée par des grèves à
répétition ;
- La corruption endémique, le clientélisme
et une mauvaise gouvernance érigée en
principe avec un niveau de pauvreté
élevée ;
- Un système de prise en charge de la
CNAMGS inefficace ;
- Un laxisme complice dans la sanction des
mauvais gestionnaires de nos deniers
publics ;
- Un système éducatif produisant des
chômeurs avec des infrastructures
limitées ;
- Un vivre ensemble menacé à la fois par la
haine sur les réseaux sociaux et le niveau
de pauvreté ;
- Une mauvaise gestion de notre système
de santé et de protection sociale ;
- Plus grave, l’identité Gabonaise, le
« Gabon d’abord » et l’Unité Nationale,
défendus par les pères fondateurs de
notre Nation, la fierté nationale, l’amour
de notre patrie, les valeurs prônées par
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notre hymne nationale (la Concorde) ont
tous été abandonnés; faisant de notre
peuple, une population sans repères.
C’est fort de ce diagnostic difficile, que
j’avais, durant la période de Transition, pris
l’engagement de remettre notre pays au
travail afin de garantir son essor vers la félicité.
J’indiquais déjà à cette époque que « Notre
pays méritait des institutions fortes, crédibles,
une gouvernance assainie, plus en phase
avec les normes internationales en matière
de respect des droits humains des libertés
fondamentales, de la démocratie et de l’Etat
de Droit ».
Ma boussole a toujours été celle de restaurer
la crédibilité de notre pays afin de rendre aux
gabonais leur dignité. Mais comme je le dis
souvent, il n’y a pas de dignité sans effort.
Aujourd’hui encore ma conviction, ma
volonté de bâtir ce pays reste intacte.
Je sais le niveau d’attentes que chacun de
vous, que chacun de nos concitoyens, place
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en moi pour la réussite de notre œuvre
collective.
Je sais le niveau d’exigence qui est celui du
peuple gabonais après tant d’années de
souffrances. Je sais les efforts et les sacrifices
qui seront nécessaires pour satisfaire les
légitimes attentes de nos populations encore
exposées à la précarité.
J’entends vos cris et je lis sur chaque visage
l’impatience des populations partout sur le
territoire national comme cette
préoccupation d’une jeune compatriote du
petit village de « Biliba » dans l’Ogooué-
Ivindo, je cite : « Monsieur le Président, faites
tout pour garantir la réussite de nos enfants ».
Cette interpellation m’oblige, et
j’appréhende dans sa juste mesure,
l’immensité du travail qui attend mon
gouvernement et moi-même tout au long de
ce mandat.
C’est pourquoi, du haut de cette tribune, je
voudrais redire à cette jeune fille mère, à tous
mes compatriotes, que mon mandat ne sera
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pas celui des fausses promesses et des
maquettes mais plutôt celui de la
responsabilité, des actions et du bâtis.
Je tiens à réitérer mon engagement à
consacrer l’action de mon gouvernement au
redressement de notre pays et au bien-être
de nos concitoyens.
Et comme nous l’avons déjà amorcé, notre
essor vers la félicité ne sera pas un simple
rêve, ni un simple slogan et encore moins une
vue de l’esprit.
Pour preuve, méthodiquement, nous avons
tous ensemble commencé par restaurer nos
institutions selon un processus démocratique
qui a commencé avec la collecte des
contributions citoyennes, la tenue du
Dialogue National Inclusif puis l’adoption de
la nouvelle Constitution, la refonte du Code
Electoral et la loi sur les Partis Politiques.
La Constitution et le code électoral rénovés
nous ont permis de tenir, pour la première fois,
des élections apaisées, libres et transparents
tandis que la loi sur les partis politiques
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permettra de réduire le nombre de partis et
de réguler notre environnement politique.
C’est l’occasion de lancer une réflexion sur
l’élaboration d’un fichier électoral plus
crédible et la mise en place de dispositions
légales pour lutter contre l’abstention, quitte
à rendre le vote obligatoire.
S’agissant du Parlement, la nouvelle
Constitution renforce les pouvoirs de la
représentation nationale en mettant entre
vos mains, Mesdames et Messieurs les
membres du Congrès, le pouvoir d’interpeller
les Ministres et de recommander même au
Chef de l’Etat que certains d’entre eux soient
démis de leurs fonctions en cas
d’agissements contraires à l’éthique, au bien-
être de notre population, d’amender les
projets de loi ou de participer au pouvoir de
nomination à certaines fonctions et emplois
civils de l’État.
N’en déplaise donc aux adeptes de la
critique stérile, notre Constitution conforte la
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mission de contrôle du Parlement sur l’action
de l’Exécutif. A vous de jouer pleinement
votre rôle.
La séparation des pouvoirs ne doit jamais, au
grand jamais, signifier absence de
collaboration ou de dialogue entre les
institutions pour l’intérêt supérieur de nos
populations.
C’est pourquoi, un texte qui est soumis à votre
examen, Mesdames et Messieurs les
parlementaires, doit être enrichi et non pas
rejeté comme il m’a été donné, avec regret,
de le constater. Au risque de glisser vers de
l’obstruction parlementaire, la censure doit
demeurer l’œuvre du juge, le cas échéant.
Plus globalement, mon gouvernement a pris
une série de mesures pour corriger certains
manquements sur plusieurs pans.
Sur la réforme du Code de la Nationalité qui
répond directement aux aspirations
profondes et légitimes du peuple gabonais
formellement exprimées lors du Dialogue
Nationale.
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Sur la législation des réseaux sociaux,
légiférer sur l’espace numérique est une
nécessité absolue pour combler un vide
juridique flagrant qui, trop longtemps a laissé
libre cours à de dérives graves telles que la
cybercriminalité, la diffamation, les appels à
la violence et les atteintes à la sûreté de
l’État.
Ces mesures de régulation ne sont pas
propres au Gabon. Elles existent et
s’appliquent rigoureusement dans les plus
grandes démocraties.
Je peux également citer la construction de la
Cité Émeraude pour faire des économies de
près de 30 milliards de francs CFA à l’État,
que l’on pourrait orienter vers d’autres
infrastructures ou vers le social.
La livraison de l’annexe du Tribunal de Première Instance de
Libreville, la livraison du Palais des Congrès
Omar BONGO ONDIMBA de la Cité de la
Démocratie, jadis détruit, qui devient une
vitrine pour notre pays.
Les questions de l’emploi des jeunes, de
l’accès à l’eau potable et à l’électricité sur
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l’ensemble des neuf provinces ainsi que la
lutte contre la vie chère trouveront très
rapidement des solutions pérennes pour le
bonheur de nos populations.
Dans tous les cas, le Gouvernement, comme
présenté à l’occasion du bilan des 100 jours,
poursuivra les travaux d’extension du réseau
d’électricité et d’eau potable, du réseau
routier, du réseau de construction des
édifices publics et des hôpitaux modernes
ainsi que la promotion des logements sociaux
sur l’ensemble du territoire.
Aucune région, aucune localité de notre
pays ne restera en rade ! Je peux vous annoncer que l’attente ne sera
pas trop longue. car toutes les réformes
audacieuses que j’ai déjà engagées et celles
à venir sont conçues avec méthode et
rigueur.
Le Document de cadrage
Macroéconomique et Budgétaire, en phase
avec le Plan National de Croissance et de
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Développement (PNCD), pour la période
2027-2029 en sera l’instrument essentiel.
Je le redis ici, l’œil qui voit ne ment pas ! Et en
dépit de tout, chacun de vous peut voir que
le pays est en chantier.
Les populations de :
- Cocobeach le savent,
- Les populations du tronçon Ovan-
Makoukou le savent,
- Les populations de derrière la pédiatrie
regardent la construction des bâtiments
de l’Université des Sciences de la Santé,
ou les travaux de la voie de
contournement de la Nomba que j’ai
appelé « la Promenade de la Lowé »
- Les populations des tronçons Alembe –
Carrefour Leroy – Mikouyi (306 km),
- Bifoun–Ndjolé (56km),
- Oyem-Assok Medzeng (36 km),
- Nzogone-Mvam (32 km),
- Bifoun–Lambaréné (71 km) savent ce qui
s’y fait ! .
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Je ne doute pas un seul instant que demain
sera meilleur qu’aujourd’hui. Car chacun de
nos projets sera porteur d’efficacité
économique, de justice sociale et surtout de
confiance retrouvée entre les institutions et les
citoyens gabonais.
Je citerais en exemple la mise en place de la
Central d’Achat, outil concret de lutte contre
la vie chère et l’allègement du panier de la
ménagère.
Concernant le Grand chantier de la
Décentralisation, la poursuite de la mise en
œuvre effective du transfert des
compétences et des moyens s’effectue déjà
et se poursuivra sans relâche, avec une
montée en puissance progressive.
Dans cette dynamique, le Gouvernement a
décidé d’allouer progressivement en
fonction des capacités budgétaires de l’État,
entre 5 à 10 % des recettes au bénéfice des
Collectivités Locales.
Depuis cette année 2026, plusieurs
Collectivités Locales, notamment les
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Communes et les Départements ont vu leur
plafond budgétaire augmenter.
Pour que le rêve de développement local et
de prospérité partagée, devienne une réalité
durable. J’invite les Présidents des Conseils
Départementaux et les Maires à une gestion
rigoureuse, transparente et collégiale des
dotations mises à leur disposition en se
conformant à leur obligation de reddition des
comptes.
Honorables et Vénérables Parlementaires ;
Chers compatriotes,
Au regard du contexte international actuel,
il nous revient de redéfinir la carte
diplomatique de notre pays en fonction de
nos ambitions et de nos intérêts stratégiques.
Pour ce qui est de la Diplomatie, notre Pays a
retrouvé sa place au sein des institutions
internationales. Le Gabon a été élu au sein du
Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union
Africaine.
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Au cours des trois (03) dernières années,
j’ai réaffirmé l’attachement du Gabon au
multilatéralisme ainsi que les positions de
notre pays sur les questions internationales,
notamment celles liées à la paix, à la sécurité,
au développement durable, à la protection
de l’environnement et à la lutte contre le
changement climatique.
Il est nécessaire de rappeler qu’avant le 30
août 2023, les Missions Diplomatiques et
Consulaires, ainsi que les personnels de ces
missions vivaient une situation clairement
dégradante. Ce qui portait atteinte à l’image
de notre pays et à la dignité de nos
compatriotes diplomates.
Pour remédier à cette triste situation, il est
entrepris déjà une amélioration progressive
des conditions de vie et de travail de ces
entités.
Nous avons revu à la hausse les émoluments
de nos Ambassadeurs et des Attachés de
Défense afin d’améliorer leur condition de vie
mais surtout de leur permettre d’atteindre les
objectifs assignés.
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Il s’agit de renforcer la présence et le
rayonnement du Gabon sur la scène
internationale.
Je profite de cette tribune pour annoncer
que le Gabon confirme sa candidature pour
abriter le Sommet de l’Union Africaine en
2027.
Par ailleurs, peu après mon investiture, le
Gabon a pris acte de l’arrêt rendu par la Cour
Internationale de Justice, dans le différend
frontalier qui l’oppose au Pays frère de la
Guinée Équatoriale, un contentieux ancien
remontant à 1972.
Soucieux du respect des décisions de justice
et de l’intégrité de nos rapports avec les
Institutions Internationales dont nous sommes
Membre, le Gabon a pris acte du contenu de
cet arrêt et est totalement disposé à
l’appliquer.
Depuis lors, j’ai mis en place une nouvelle
Commission Nationale sur ce différend
frontalier. Elle travaille d’arrache-pied pour
trouver des solutions possibles et utiles
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permettant un aboutissement heureux de ce
litige qui n’a que trop duré.
A ce sujet, le Président de la Commission de
l’Union Africaine a désigné un Médiateur que
nous avons reçu récemment. Ce dernier a fait
une proposition de plan de travail que nous
a2vons approuvé, avec une issue ‘’gagnant–
gagnant’’.
Sur le plan économique, j’assume une
position souveraine de transformation de nos
richesses sur notre territoire afin de réduire la
dépendance aux exportations des matières
premières.
Certes notre sous-sol regorge d’énormes
ressources naturelles, mais tant qu’elles ne
sont pas exploitées et transformées
localement elles ne peuvent pas devenir une
richesse profitable à nos populations.
Vous conviendrez avec moi que ce narratif
du « Gabon pays riche » est une illusion. Les
gabonais doivent tous en être conscients et
se mettre au travail.
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Mon pays, notre pays, doit devenir une terre
d’opportunités et un pays attractif pour les
investisseurs d’où qu’ils viennent.
Nous avons tout pour construire une
économie diversifiée, résiliente, créatrice de
richesses et d’emplois pour notre jeunesse
dans plusieurs secteurs porteurs parmi
lesquels :
- L’agriculture,
- Les produits halieutiques,
- Le bois
- Le niobium,
- Le phosphate,
- Le marbre,
- La potasse,
- Les terres rares,
- Le fer,
- L’or,
- Le diamant,
- Le manganèse,
- L’uranium
- L’iboga,
- Le pétrole,
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- Le gaz.
Une attention particulière sera également
portée sur le bilan carbone et la prospection
du potentiel national en hydrogène naturel.
Après le rachat d’Assala, Tullow Oil et SMP
nous avons découvert et mis en exploitation
de nouveaux puits (Ngongui et Maboga) qui
augurent des lendemains meilleurs dans ce
secteur.
Je suis fier aujourd’hui d’annoncer que grâce
à l’acquisition des actifs pétroliers GOC-
Assala et Tullow Oil, nous devenons le premier
producteur national, devant les anciens
leaders historiques.
Le secteur minier demeure un levier
stratégique pour l’avenir de notre pays.
Le gisement de fer de Belinga, estimé à
7,5 milliards de tonnes, avec une teneur
de 65%, est le plus grand au monde. Celui
de Milingui, ainsi que la potasse ou
encore le marbre dans la Nyanga, offrent
de belles perspectives économiques si
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nous parvenons à les mettre en
exploitation dans les meilleurs délais.
Je mène une diplomatie économique
proactive afin d’attirer des investisseurs dans
ce secteur minier, avec pour corolaire la
construction de ports en eau profonde à
Kobe-Kobe et Mayumba, la réalisation d’une
ligne de chemin de fer, ainsi que l’édification
de barrages hydroélectriques.
Sur le plan macroéconomique, nous avons
constaté dès le 30 août 2023, pour le déplorer
que le niveau de la dette était abyssal,
représentant 70% du PIB, sans qu’elle n’ait
servi au développement de notre pays.
Cette question fait l’objet d’un traitement
responsable avec les instances
internationales, notamment le FMI avec
lequel nous sommes en discussion.
Je tiens à rassurer la représentation nationale
que ces échanges portent essentiellement
sur la restructuration de la dette dont le
niveau est certes élevé mais soutenable.
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Aujourd’hui, je peux affirmer que les bases de
la transformation de notre pays sont
désormais solidement établies.
Nous avons réalisé le Recensement Général
de la Population et des Logements, qui nous
permettra de disposer d’une connaissance
précise de notre population, de ses besoins et
de sa répartition sur l’ensemble du territoire
national.
Les résultats de ce recensement seront
communiqués et publiés en toute
transparence.
Au moment où notre pays poursuit sa marche
vers la modernisation de l’État et
l’amélioration de la qualité du service public,
la Fonction Publique demeure l’un des
principaux leviers de transformation de
l’action gouvernementale.
Héritant, au 30 août 2023, d’une
administration confrontée à près de 8 années
de gel des recrutements, des avancements
et des reclassements, ayant entraîné
l’accumulation de plusieurs dizaines de
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milliers de situations administratives en
attente. J’ai fait de la restauration de la
justice administrative une priorité absolue.
À ce jour, ce sont plus de 60 mille situations
administratives qui ont été régularisées. Ces
chiffres témoignent de la volonté du
Gouvernement de mettre fin aux blocages
hérités du passé et de garantir à chaque
agent public une gestion plus juste, plus
transparente et plus efficace de sa carrière.
La digitalisation des fichiers des personnels et
l’archivage électronique des actes de
gestion des agents de l’Etat sont désormais
en vigueur. Plusieurs bâtiments administratifs
ont été réhabilités et nous devons davantage
lutter contre la corruption et la surfacturation
pour attirer plus d’investisseurs.
Après la mise en œuvre des deux premières
phases de l’opération de solde des rappels
des agents publics, je vous annonce dans cet
hémicycle le lancement du paiement de la
troisième et dernière phase de règlement des
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rappels calculés, pour un montant de 35
milliards de francs CFA.
Par cette ultime opération, l’État aura mobilisé
et reversé aux fonctionnaires du secteur
public un montant cumulé de 105 milliards de
francs CFA au cours des deux dernières
années, traduisant ainsi ma volonté
constante d’honorer les engagements pris
envers les agents publics et d’améliorer
durablement leurs conditions de vie.
Ceci marque l’aboutissement d’un processus
attendu depuis plusieurs années et constitue
une avancée considérable dans
l’assainissement de la situation administrative
et financière des agents de l’État.
Je pense également au désintéressement
des épargnants de la Poste SA, victimes
d’une injustice depuis une dizaine d’années
de la part de l’ancien régime.
J’annonce à leurs familles durement
éprouvées que le paiement de la première
tranche pour un montant de 10 milliards de
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FCFA sera effectif, sur près de 32 milliards de
FCFA.
Tous ces règlements seront effectifs dès
demain.
Dans le secteur privé, avant la Transition, on
notait un taux de chômage des Jeunes à
hauteur de 35 %. Une inadéquation entre les
formations dispensées et les besoins du
marché local. Une insuffisance des
investissements dans la formation
professionnelle.
De la Transition à maintenant, près de 22 mille
emplois dans le secteur privé ont été créés.
Ce secteur a connu en 2024 une hausse de
2,4 % portant les effectifs y relatifs à 85 mille 9
cents salariés.
Aussi, face au chômage qui frappe notre
jeunesse, nous refusons la fatalité.
PassEmploi241, la plateforme publique
gratuite qui relie demandeurs d'emploi,
entreprises et centres de formation sur tout le
territoire, est notre réponse concrète. C'est
l'État qui se tient aux côtés de sa jeunesse, en
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finançant sa formation et en lui ouvrant les
portes du marché du travail.
Le Pôle National de Promotion de l’Emploi,
PNPE a réalisé 5.566 insertions effectives, dont
1.697 embauches directes. 10.000 Jeunes ont
été formés dans des secteurs porteurs. Le
projet un Jeune, un Taxi pour l’auto emploi,
qui a déjà permis la distribution de 1.066 Taxis-
Gab dans les villes de Libreville, Port-Gentil,
Franceville et Oyem, dont 200 distribués
récemment, connait une évolution
convenable et sera poursuivi.
Avec le projet Gab-Pêche, mon ambition est
l’appropriation de la pêche artisanale par
nos compatriotes notamment les plus jeunes.
Cependant d’après les renseignements de
sources concordantes, ce projet rencontre
quelques difficultés dans sa phase de mise en
œuvre.
Ce qui ne m’empêche pas d’envisager de
l’étendre dans les villes comme Mayumba,
Cocobeach, Donguila et Gamba.
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Mes chers compatriotes,
Il appartient à notre jeunesse de s’approprier
ces métiers qui nous permettrons de lutter
contre la vie chère et d’arrêter à terme de
subventionner des produits importés.
En somme, si nous voulons lutter contre la vie
chère, nous ne pouvons plus continuer à
subventionner mais à produire localement ce
que nous consommons.
Au sujet des Transports Publics, le constat est
le même, il faut les restructurer. Mais des
mesures sont en train d’être prises en
particulier par la fusion de SOGATRA et de
TRANS’URB en vue de la création d’une
Compagnie Nationale Interurbaine.100 Bus
sont déjà acquis et mis à la disposition de la
nouvelle entreprise.
Afin de garantir la pérennité de cette
nouvelle structure, nous devrons mettre fin à
la gratuité. Les recettes générées devraient
pouvoir couvrir les charges liées à son
fonctionnement et au renouvellement de
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l’outil de travail. Il est à retenir que l’État devra
retirer ses subventions progressivement.
Pour réduire les charges de l’Etat, le
Gouvernement envisage de retirer la prime
de transport de 35.000 FCFA à tous les
fonctionnaires possédant un véhicule de
fonction ou de service.
Quant au Transport Ferroviaire il est urgent
d’accélérer la réhabilitation de notre chemin
de fer et de l’interconnecter aux autres
réseaux ferrés.
L’État gabonais, dans le cadre d’un emprunt
auprès de l’Agence Française de
Développement, AFD, d’un montant de 173
millions d’euros, soit 115 milliards de FCFA,
finance les travaux actuels de remise en état
de notre voie ferrée. Les travaux se
dérouleront sur une période de 06 ans pour
s’achever en 2031.
S’agissant du transport Aérien, nous avons
créé la Compagnie nationale FLY Gabon.
Elle dessert l’intérieur du Gabon : Port-Gentil,
Franceville et Oyem et dans bientôt Makokou
31
Tchibanga, dès l’opérationnalité de leurs
aéroports.
Elle dessert aussi plusieurs destinations en
Afrique dont le Congo, la RDC, le Cameroun,
l’Afrique du Sud, Le Benin, la Guinée
Équatoriale, la Centrafrique, le Nigéria, Sao
Tomé et Principe.
Par ailleurs, dans le cadre d’un partenariat
avec l’Académie Ethiopienne de l’Aviation
Civile, près de 400 étudiants Gabonais
achèveront bientôt leurs formations aux
métiers de l’aéronautique.
En matière de transport maritime, fluvial et
lagunaire, ma vision pour notre Pays est
d’assurer la connectivité de toutes les villes et
de tous les villages en bordure des cours
d’eau navigable, pour renforcer l’inclusion
sociale et optimiser la circulation des
personnes et des biens.
La gestion des ports et aéroports relève de la
souveraineté nationale. En conséquence,
une réflexion sera faite dans l’optique de
réviser toutes les conventions de concessions
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et d’autres types de partenariats, sous forme
de contrats gagnant-gagnant.
Sur le plan social, la modernisation du
système de santé, le maintien et le
renforcement des filets sociaux sont en cours.
Notre système de santé que chacun d’entre
vous connaît, contraint ceux qui en ont les
moyens à se soigner à l’étranger et
abandonne les autres à une médecine sous-
équipée, sous-dotée, voire même épuisée
par des années de désengagement de l’État.
Ma vision pour le système de santé consiste à
doter le Grand Libreville d’infrastructures
sanitaires de haute spécialité, à renforcer les
capacités des personnels médicaux et
paramédicaux afin de faire du Gabon un
Grand Pôle sous régional et continental en
matière d’offre de soins de haute qualité ;
sans oublier les Capitales Provinciales et les
Chefs-Lieux de Département.
Ils retiennent toute mon attention.
Depuis lors :
33
- Trois (03) promotions successives de
médecins et pharmaciens sont sorties de
l’Université des Sciences de la Santé, en 2
ans,
- Plusieurs agents de santé ont été mis en
solde,
- Des centres hospitaliers régionaux et
hôpitaux départementaux ont été
construits ou réhabilités,
- D’autres infrastructures de santé à
Libreville et à l’intérieur du pays ont été
ouverts.
A cela s’ajoutent l’acquisition de matériel, le
renforcement du plateau technique et la
dotation d’ambulances dans les structures
sanitaires.
En deux ans, 14 nouvelles représentations du
Samu Social Gabonais ont été ouvertes.
L’inclusion des Personnes à Mobilité Réduite a
connu une amélioration substantielle grâce à
la dotation d’équipements adaptés.
La Caisse Nationale de Sécurité Sociale,
CNSS, a été reformée. Les droits trouvés en
34
2023 pour plus de 23 milliards de FCFA
concernant 14.146 assurés sont
progressivement apurés et la fluidité du
système se rétablit.
Par ailleurs, le Gouvernement a procédé au
payement des pensions à 26.313 retraités
pour un montant de 1,5 milliard de F CFA.
La reforme paramétrique engagée par le
gouvernement est une opportunité
déterminante pour la caisse et ses assurés.
Enfin, à court terme, la CNSS couvrira les
travailleurs indépendants de sorte que les
personnes sans emploi formel soient
désormais couvertes.
Malgré les efforts louables déjà entrepris, le
fonctionnement de la Caisse Nationale
d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale,
CNAMGS, laisse toujours à désirer.
Les assujettis et les partenaires de cette
grande entité de protection sociale sont
désormais désabusés. Cette situation ne peut
perdurer.
35
Des reformes importantes sont en cours dont
la mise en œuvre du Fonds 04 pour les
travailleurs indépendants.
Désormais, je veillerai personnellement, à ce
que cette caisse remplisse ses missions de
manière satisfaisante.
La Caisse des Pensions et des Prestations
Familiales, CPPF a payé pour 57 milliards
d’arriérés de pension en deux échéances
l’une en février 2024 et l’autre en avril 2025. Il
est à noter que tous les arriérés de la CPPF,
d’un montant de 66 milliards de FCFA due
aux retraités gabonais, étaient restés impayés
pendant plus de 7 ans.
J’ai décidé de transformer la CPPF en un
investisseur institutionnel capable de garantir
la pérennité du système de retraite des
agents publics et de contribuer
significativement au financement de
l’Economie Nationale.
En ce qui concerne l’Éducation Nationale, la
Formation Professionnelle, l’Enseignement et
la Recherche Scientifique, la situation trouvée
36
en 2023, est un système éducatif gravement
affecté par l’inadéquation entre l’offre
Pédagogique et les offres d’emplois
nécessaires au développement de notre
Pays.
La recherche scientifique n’est pas tournée
vers les besoins en innovations et aux solutions
à apporter aux problèmes des gabonais, ni
pour accompagner le développement des
entreprises et l’amélioration du service public.
Les filières professionnalisantes restent
embryonnaires, sous équipées et
marginalisées, en ne représentant que 10 à
20% du système éducatif national.
Ce modèle d’école doit changer pour
inverser cette tendance inappropriée à la
vision de développement de notre économie
et au développement durable de notre Pays.
Pour l’avenir, le Gouvernement prévoit,
pendant le mandat, le renforcement de la
lutte contre les violences en milieu scolaire, la
consommation des drogues, l’organisation
annuelle des concours d’excellence, la
37
construction et la réhabilitation des internats,
des centres techniques, des réfectoires, 2 000
salles de classes, l’achèvement des lycées
agricoles de Lébamba et de Bikélé.
Avant la fin de cette année 2026, je
convoquerai ce que j’appelle les Grandes
Assises de l’école des compétences pour un
Gabon souverain et des citoyens prospères.
Ce sera dans le cadre du Conseil National de
l’Education et de la Recherche.
Mesdames et Messieurs les Parlementaires,
Chers Compatriotes,
Fidèle à mes engagements de loyauté et de
respect vis-à-vis de mon peuple et au serment
que j’ai prêté le 03 Mai 2025, le jour de mon
investiture, j’ai tenu à vous présenter ce
tableau de notre pays, avec franchise et
objectivité, pour nous amener à comprendre
que la tâche pour le redressement du pays
est certes difficile mais pas impossible.
Cette photographie de la Nation montre à
suffisance aux yeux de tous que le projet de
38
société que j’ai soumis au Peuple gabonais et
qui a été plébiscité est la réponse humaine et
réaliste aux maux qui minent le Gabon. J’ai
donc besoin de votre implication active pour
m’aider à le concrétiser au cours de ce
mandat.
La Jeunesse gabonaise traverse une période
difficile. Avant la Transition, près de 60% des
jeunes actifs exerçaient dans l’informel à
cause d’une faible articulation entre
formation, emploi et entreprenariat, 70% des
infrastructures sportives étaient dégradées.
Tandis que les compétitions sportives
nationales étaient irrégulières voire
suspendues.
Depuis la Transition, les mécanismes
institutionnels pour les jeunes ont été réactivés
tels que le Conseil National de la Jeunesse du
Gabon, le Parlement Gabonais des Jeunes.
Les efforts déjà faits avec la création de la
Banque pour Commerce et l’Entreprenariat
du Gabon, BCEG avec un taux à 4%,
39
quoiqu’encourageants et positifs, nécessitent
cependant d’être renforcés et amplifiés.
Notons que, depuis son lancement en
décembre 2024, la BCEG a financé au total
17,1 milliards de FCFA pour les projets dédiés
à la jeunesse sur les 25 milliards mis à
disposition.
120 jeunes porteurs de projets viables ont été
identifiés et accompagnés dans les provinces
du Haut-Ogooué, de l’Ogooué-Lolo et de
l’Ogooué-Ivindo. Les partenariats ont été
dynamisés avec le PNUD et l’UNICEF.
L’objectif final est d’atteindre le plein emploi
dans un délai raisonnable.
Au plan culturel, il est regrettable que l’art et
la culture aient souvent été relégués au
second plan, alors qu’ils sont essentiels à notre
identité.
C’est pourquoi j’ai encouragé la valorisation
des tenues africaines chaque vendredi,
relancé la célébration de la Fête des cultures
40
et soutenu nos productions
cinématographiques et musicales.
Ces initiatives visent à offrir de meilleures
conditions aux créateurs et à assurer le
rayonnement durable de notre patrimoine
artistique sur la scène internationale.
Au plan sécuritaire, notre pays connait un
redressement significatif avec une
augmentation des effectifs des Forces de
Défense et de Sécurité, l’acquisition de
moyens roulants et d’équipements divers
pour l’ensemble des forces. La construction et
la rénovation de nouveaux postes avancées,
de Commissariats et de plusieurs casernes à
travers le territoire ne sont pas en reste.
A cela s’ajoute le renforcement du maillage
sécuritaire afin de renforcer l’intégrité de
notre territoire national.
Des hélicoptères d’attaque de type MI 35 et
des frégates sont en commande pour faire
face aux menaces asymétriques notamment
41
la piraterie maritime qui fragilise le Golfe de
Guinée.
L’objectif de tous ces moyens est de lutter
efficacement contre la recrudescence
d’actes de grand banditisme, l’exploitation
illégale de ressources naturelles.
Une loi de programmation militaire 2026-2030
est en cours d’examen pour accélérer la
modernisation et le renforcement des
capacités de nos Forces de défense. Une
autre sera également prise pour nos Forces
de Sécurité.
Mon ambition est de faire de la Défense et de
la Sécurité un levier permanent de stabilité,
de souveraineté et de développement pour
notre pays.
Honorables et Vénérables Parlementaires,
Mes chers compatriotes,
Parler de l’État de notre Nation, c’est aussi
s’adresser à notre conscience collective
avec lucidité.
Reformer nos institutions ne suffit pas :
42
Il faut surtout accepter de formater nos
mentalités et renforcer les valeurs qui fondent
notre État. La justice en est la colonne
centrale.
Pour bâtir un État plus juste, plus fort et plus
protecteur, il est essentiel de comprendre
que la justice est le pilier de notre maison
commune, et que la responsabilité en est la
clé.
Éminents Parlementaires,
Mes chers compatriotes,
L’histoire de notre pays nous enseigne une
leçon essentielle : chaque fois que nous
avons cédé à la division nous avons reculé.
Chaque fois que nous avons choisi l’unité
nous avons avancé. Les discours de haine, les
manipulations identitaires qui appellent à la
violence et à la désobéissance ne servent
pas la République. Ils fragilisent notre
cohésion et l'avenir de nos enfants.
Je lance un appel solennel à l'unité nationale,
au patriotisme et à la responsabilité.
43
Que nous soyons de la majorité présidentielle,
des partis frères, des partis réunis ou de
l'opposition, nous sommes avant tout des
Gabonais. La République Gabonaise est
notre bien commun, notre maison commune.
Nous devons donc veiller à ce que la
désinformation et la manipulation de
l'information qui sont devenues les marques
de fabrique de certains d'entre nous ne
puissent avoir raison de cette belle unité dont
nous avons fait montre durant les périodes les
plus éprouvantes de notre histoire récente.
Pour ce septennat, ma vision est claire :
construire une République gabonaise
prospère, souveraine, stable et respectée afin
de rendre aux gabonais leur dignité.
Un Gabon qui valorise ses ressources
naturelles au bénéfice de son peuple.
Un Gabon qui renforce ses partenariats
internationaux dans le respect mutuel et
l’indépendance.
Chers parents, je vous prie de reprendre en
mains l’éducation de vos enfants.
44
Aux enseignants, de les enseigner et de les
instruire.
A l’État, de les protéger.
Chacun doit jouer pleinement son rôle pour
un avenir radieux.
A vous la jeunesse de notre pays, je vous
exhorte à entreprendre avec mesure.
Gardez-vous de précipiter
l’accomplissement de grandes œuvres, car
l’empressement peut vous conduire au bord
d’abîmes périlleux.
Attachez-vous plutôt à accomplir des tâches
modestes ; c’est de l’addition de ces efforts
discrets que naîtront, pour notre nation, de
véritables accomplissements.
Je rêve d'un pays où chaque enfant peut
aller à l'école sans crainte, où chaque
citoyen peut se soigner, où chaque famille
peut vivre dans la dignité.
Ce rêve de la félicité peut être porté si nous
restons unis et déterminés. À ceux qui
accusent le pouvoir de restreindre les libertés,
45
je réponds avec calme et fermeté : la
République Gabonaise est une démocratie
en construction, fondée sur le pluralisme
politique, la liberté d'expression et le respect
des lois.
Les partis politique existent, s'expriment et
participent aux élections, les médias
fonctionnent. Les citoyens s'expriment.
Mon engagement est constant : garantir les
libertés fondamentales tout en assurant la
sécurité, la stabilité et la cohésion nationale.
C’est cette responsabilité que m'impose la
fonction de Président de la République.
Chers compatriotes,
L’heure n'est ni au doute, ni à la peur. L'heure
est à l'Espérance, à la responsabilité et à
l'action collective.
Ensemble, poursuivons le chemin de la paix,
du développement et de la souveraineté.
Ensemble, écrivons une nouvelle page de
l'histoire de notre nation.
46
Que Dieu bénisse chacune et chacun de
vous.
Que Dieu bénisse notre armée, notre
jeunesse et nos institutions.
Que Dieu bénisse la République Gabonaise !
Je vous remercie !
```
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